Milos island, hotels apartment studios Greece La géologie de l’île


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La géologie de l’île - Sarakiniko - Glaronissia - Minéraux - Fossiles - Photos géologiques
 
   
 
Milos La géologie de l’île, Cyclades - Grèce
     
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Milos La géologie de l’île, Cyclades - Grèce
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      Milos La géologie de l’île, Cyclades - Grèce    
(Cliquez sur les photos svp)

Milο est une île presque entièrement volcanique. Sans être spécialistes, nous sommes en mesure de nous en rendre compte aisément et les images que nous rencontrerons à chacun de nos pas sont si impressionnantes qu’elles resteront à jamais gravées dans notre mémoire et sur nos pellicules photos.

Les formes et les couleurs des différentes formations géologiques: côtes, golfes, rochers, ravins, montagnes sont uniques et l’on ne se lasse pas de les contempler.

Du point de vue de la tectonique de l’espace hellénique, Milο appartient à la ceinture pélagique et, d’après certains auteurs, à la ceinture sous-pélagique. La ceinture pélagique passe par l’Eubée et l’Attique et se termine dans les Cyclades; c’est pourquoi elle est aussi appelée «masse attico-cycladique».

Selon la théorie des plaques de la lithosphère, il a été démontré que Milο se trouve dans l’arc volcanique du sud de l’Egée, lequel est formé par les volcans Soussaki, Egine, Poros, Méthana, Antimilos, Milos, Kimolos, Santorin, Antiparos, Christiana, Cos et Nissyros. Elle se trouve sur la plaque eurasiatique, à une distance d’environ 220 kilomètres du bord de la faille provoquée par le glissement de la plaque continentale africaine sous la plaque eurasiatique, phénomène se déroulant à la vitesse de 2,5 centimètres par an, avec un angle de 350 environ. L’île se trouve encore aujourd’hui en phase de submersion car elle subit les effets d’un enfoncement lent surtout sensible dans la partie sud.

D’après les différentes datations aux radio-isotopes qui ont eu lieu, il ressort que l’activité volcanique en Egée du sud aurait commencé il y a 2 à 3 millions d’années. A Milos, elle s’arrête définitivement il y a 90.000 ans, ce qui est considéré comme relativement récent (volcan de Fyriplaka).

Cette activité volcanique s’est développée sur la terre ferme mais aussi dans la mer ce qui est prouvé par les nombreux fossiles marins, petits et grands, que l’on retrouve dans les matières volcaniques. Il est facile pour le visiteur d’en voir quelques spécimen comme «pecten Jakobaeus», «pinna pectinata», «ostrea edulis», «balanus» et autres.

Outre les roches volcaniques, on peut aussi trouver des roches sédimentaires (au sud de Milο dans la région de Provatas) ainsi que des roches métamorphiques. Elles ont été datées avec différentes méthodes et l’on estime les premières de l’ordre de 14 millions d’années et les secondes de l’ordre de 33 et 64 millions d’années.

Avant d’en venir aux effets du volcanisme sur l’île, il est bon d’accorder une attention particulière à quelques formations géologiques et géomorphologiques telles que les deux grands volcans éteints.

Le volcan de Fyriplaka, très bien conservé avec un cratère impressionnant de 1700 mètres de diamètre et 220 mètres environ de hauteur, se dresse au milieu de la côte sud de l’île.

Le volcan de Trachila, à la pointe nord-nord-ouest de l’île, n’est conservé, lui, qu’en petite partie. Une autre formation géomorphologique est celle des dômes volcaniques. Ces hautes collines aux versants escarpés ont été formées par de la lave solidifiée (andésite). Ces dômes sont faits de magma jailli du centre de la terre et qui, en raison du manque de gaz, s’est figé avant même d’avoir eu le temps de se répandre. De telles structures sont par exemple Kastro qui domine la capitale de l’île, Plaka et la montagne du prophète Elie.

Une autre formation géologique très caractéristique est celle des îles aux mouettes (Glaronissia) au nord-nord-est de l’île ainsi qu’une région vers Pollonia. Cette roche d’andésite a la forme de colonnes verticales pentagonales ou hexagonales de 20 à 30 centimètres de diamètre ce qui lui donne un aspect très impressionnant.

Il y a aussi la région de Sarakiniko sur la côte nord, formation volcanique blanche avec une alternance de couches différentes de matières volcaniques qui se sont déposées en milieu marin et terrestre. Les fossiles s’y trouvent en abondance. Le paysage y est vraiment surprenant; l’absence de végétation associée à la couleur blanche des roches nous donne l’impression étrange d’être ...peut-être sur la Lune.

Milos, comme nous l’avons dit, se trouve sur l’arc volcanique de l’Egée du sud. Il est vrai, bien sûr, que ses volcans sont éteints à l’heure actuelle, mais il existe cependant diverses autres manifestations qui nous montrent que, encore aujourd’hui, il y a communication entre la surface de l’île et les entrailles de la terre.

Ce sont des manifestations que l’on rencontre sur tous les arcs volcaniques d’activité récente ou plus ancienne. A Milos, en effet, on peut voir des fumerolles (sources de gaz,) principalement à l’est et au sud-est de l’île. Ce sont des régions où la structure tectonique permet à des gaz (vapeurs, gaz carbonique, acide sulfurique, etc.), venant du centre de la terre de s’échapper à la surface.

Dans ces régions, on peut parfois remarquer l’odeur et la couleur jaune caractéristiques du soufre ainsi qu’une température très élevée du sol (102oC à Aghia Kyriaki, 100oC à Pyroménès, 101oC à Paliohori, 54oC à Vounalia, 86oC à Kastanas, 100oC à Adamas). On peut également voir des émanations sous-marines de gaz dans certaines régions comme à Aghia Kyriaki, Paléohori, Kanava et Rivari où l’on retrouve la couleur jaune du soufre. Les gaz y forment des bulles qui apparaissent à la surface de l’eau. Outre les fumerolles, on trouve aussi des sources thermales dans différents points de l’île près du niveau de la mer. Certaines d’entre elles ont des propriétés curatives mais ne sont pourtant pas exploitées correctement. Hippocrate, dans son œuvre «Au sujet des épidémies» rapporte le cas d’un malade athénien souffrant de problèmes dermatologiques et qui eut recours aux eaux thermales de Milos. Ces sources se trouvent à Adamas, à l’intérieur d’une grotte, où l’on a aménagé des emplacements pour les bains et où la température atteint (33,3oC), à Alykès (22oC), à Kanava (50oC), à Paléohori (50oC), à Mandrakia (54oC), à Adamas dans la région de Haros (42oC), à Provata, à Tria Pigadia, etc.

Les eaux de ces sources contiennent essentiellement du chlorure de sodium mais on trouve également en quantité non négligeable des sels sulfuriques et carboniques ainsi que des silicates de calcium, de magnésium, de potassium et d’ammonium. A la source de Kanava, on a relevé 41.777 mg de substances dissoutes par litre d’eau. Toutes ces sources sont supposées soulager les arthrites rhumatoïdes, les affections gynécologiques, dermatologiques et du système nerveux périphérique entre autres. Dans ces régions aussi on relève des températures élevées du sol.

Toutes ces manifestations avec températures de surface élevées ont, au fil des millions d’années, agi de telle sorte que, d’une part, le terrain s’est transformé pour nous donner divers minerais et roches exploitables comme nous le verrons au chapitre des produits, d’autre part, une étude approfondie a été menée par des scientifiques sur l’existence de géothermie et sur sa possible utilisation. En effet, les scientifiques de l’Institut de recherches géologiques et de minerais et de la compagnie d’Electricité de Grèce ont effectué de longues recherches et sondages à moyenne et grande profondeur, qui ont prouvé l’existence d’un tel terrain, c’est-à-dire l’existence de vapeur d’eau à grande profondeur (1100 mètres environ). Après résolution de différents problèmes techniques, on sera en mesure de l’utiliser pour la production d’énergie électrique ou autres activités productives.

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© Mallis Publishings Réalisation: Edition Mallis
photos: Nikos Vitsovits
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